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Un chèque de rentrée universitaire pour les étudiants boursiers, un chèque de transport pour aller travailler, une augmentation de l’allocation versée à ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu (fameuse « prime pour l’emploi »), des primes de 10 000 à 15 0000 euros pour les hauts fonctionnaires qui auraient fait preuve de performance ; c’est Noël en plein été !
D’après le Premier Ministre, Dominique de Villepin, il s’agit de relancer le pouvoir d’achat et de lutter contre la hausse des prix. Balivernes !
Les gouvernements successifs – et l’actuel ne fait donc pas exception – ont toujours eu le cynisme de se présenter comme les pourfendeurs de la vie chère et d’oser prétendre voler au secours du consommateur.
Mais pourquoi la vie est-elle devenue hors de prix ? A écouter nos gouvernants, la faute en incomberait aux industries et commerçants ivres de profits. En réalité, les coupables ne sont pas à chercher du côté de ceux qui créent les richesses, le véritable responsable de la vie chère est l’Etat, ou plutôt ceux qui en ont la charge, qui, pour financer leur train de vie, prélèvent sur les produits de consommation courante un tribut purement confiscatoire.
L’exemple, du carburant automobile est à cet égard édifiant. L’Etat prélève la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) et la TVA. L’essence est donc frappée d’une double imposition qui s’élève à près de 75 %, sans compter toutes les charges que paient les intermédiaires et qui, in fine, se répercutent fatalement dans le prix du litre. Autrement dit, sur un plein d’essence de 60 euros, l’Etat empoche plus de 44 euros. Après un tel excès, il est alors assez odieux, de la part de nos dirigeants, de larmoyer devant les medias sur le sort qu’ils réservent à leurs administrés, et de proposer le « chèque transport », comme un geste d’humanité.
La ficelle est trop grosse et personne ne peut plus se laisser berner. La générosité dévoyée de nos politiques est étroitement liée au calendrier électoral. Les prochaines échéances présidentielle et législatives sont dans moins de10 mois et tous les coups semblent déjà permis pour acheter l’opinion.
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