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Les salariés du privé et les fonctionnaires ne bénéficient pas de la même protection sociale, quand ils sont malades.
Les premiers dépendent totalement de la Sécurité sociale, ou encore du régime général, qui prend en charge les indemnités d'arrêt de travail ainsi que les frais médicaux, dont le remboursement peut être complété par des mutuelles volontaires. Les seconds sont remboursés directement par les administrations pour leurs arrêts-maladie et par les mutuelles de la fonction publique pour les frais médicaux.
Le statut de la fonction publique permet de bénéficier d'une excellente couverture en cas d'arrêt maladie. D'abord, il n'y a pas de franchise de trois jours comme dans le privé. Ensuite, le fonctionnaire est payé à taux plein (les primes sont retenues dans l'assiette) pendant trois mois puis à taux réduit pendant neuf mois. Dans le privé, l'indemnité couvre, en gros, la moitié du salaire. En cas de congé de longue maladie d'une durée maximale de trois ans, le fonctionnaire bénéficie d'une rémunération à taux plein pendant un an et de deux ans à taux réduit. Faut-il ajouter que les mutuelles des fonctionnaires complètent le traitement maintenu à hauteur de 77 % de l'assiette moyenne quotidienne ?
Dans un contexte de déficit croissant, les caisses de Sécurité sociale font davantage de contrôles. Ils portent désormais sur 12 % des arrêts de travail. A contrario, dans la fonction publique, il n'y a pratiquement aucun contrôle pour les arrêts inférieurs à six mois.
Pas de carence, maintien du salaire, pas de contrôle,… Faut-il chercher plus loin l'explication au fait que les fonctionnaires d'Etat soient deux fois plus souvent malades que les travailleurs du privé ?
Bien évidemment, ces garanties "sur-mesure" ainsi que les abus qui en découlent sont payés avec l'argent de contribuables qui, eux, ne bénéficient pas de cette protection sociale privilégiée.
Sources : avis du Haut Conseil de l'Assurance-maladie (février 2008)
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