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Le ministre du Budget, Eric Woerth, a déclaré lors de la présentation du Budget 2009 que « la baisse des impôts n’est pas à l’ordre du jour »… Doux euphémisme ! Entre les mesures « écologiques » du Grenelle de l’environnement, les déficits aggravés des comptes sociaux et le culte persistant que vouent nos dirigeants à l’interventionnisme d’Etat, c’est une nuée de taxations supplémentaires qui s’apprête à déferler sur l’économie française et à frapper de plein fouet l’ensemble des Français au porte-monnaie. Un comble, pour un gouvernement qui a tablé son action sur le pouvoir d’achat !
Oh ! Il ne s’agit pas de la création d’impôts mastodontes et clairement spoliateurs, genre CSG ou ISF. Non, il s’agit d’une profusion de petites taxations : élargissement d’une assiette de cotisation, augmentation du taux d’un impôt que tout le monde avait oublié, création d’un « forfait social » (qui est contre la solidarité ?), etc. Autant de mesures qui, au premier abord, paraissent anodines mais qui, empilées les unes aux autres, additionnées aux mesures déjà cumulées durant trois décennies d’hyper fiscalité, asphyxient littéralement notre économie.
Si nos hommes politiques mettaient autant de génie à gérer l’Etat français qu’à créer de nouveaux impôts, nous n’en serions pas là… Jugez plutôt :
- augmentation de la taxe sur les activités polluantes (TGAP) et extension de son champ d’application (créée sous le gouvernement Jospin, la majorité actuelle – alors dans l’opposition – s’était offusquée et avait voté contre cette taxe…) ;
- reconduction de la taxe « exceptionnelle » (qui avait donc vocation à être provisoire…) à la charge des entreprises pétrolières ;
- augmentation des taux de la redevance pour « pollutions diffuses » ;
- création d’un nouveau droit de timbre pour l’obtention des cartes d’identité ;
- création d’un droit de timbre pour l’immatriculation des véhicules ;
- création d’une taxe kilométrique pour les poids lourds ;
- augmentation de 50 % du taux de prélèvement sur les contrats d’assurance contre les catastrophes naturelles ;
- la taxe sur le chiffe d’affaires des laboratoires pharmaceutiques, qui aurait dû retrouver son taux initial de 0,6 %, est maintenue à 1 % ;
- augmentation des droits sur les alcools ;
- augmentation de 0,3 point des cotisations retraites (sauf pour les fonctionnaires et les autres affiliés des régimes spéciaux) ;
- augmentation de 136 % de la taxe sur le chiffre d’affaire des assurances complémentaires santé (pour financer la CMU !) ;
- création d’une taxe de 2 % sur l’intéressement, la participation, les PEE, Perco et les régimes de retraite supplémentaires.
Autant dire que l’on n'a pas fini de payer !
Je taxe, tu taxes, il taxe, etc., la mode est décidément incontournable… Si seulement on pouvait taxer les fausses promesses électorales !
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